Mon amant avait une âme.

J’en savais rien.

J’ai déserté un monde entier.

Les pas ont duré quelques secondes misérables.

Je ne me souviens plus.

 

Prêt à me rendre ses mains froides et grises,

J’ai perdu mon sourire; les membres se sont ralentis.

Et encore il me regarde d’une façon furieuse.

En espérant un geste meurtrier de ma part.

Et il commence à glisser, au-dessous des vagues noires et brisantes.

 

Sa tête dans l’eau il croit à l’abîme.

Ce n’est pas moi, la créatrice.

On ne se connait pas vraiment ou plutôt trop.

Il m’a mis une ceinture au coeur, pas pour me sauver, ni protéger,

Non, pour me rendre claustrophobique, un objet qu’il tient en main.

 

Comme il serre et serre, j’avale ma langue.

Il n’est jamais satisfait, jamais il se sent aimé.

J’ai perdu ma foi et je me reprends ma propre chaleur.

Tu me peins en couleur atroces, repoussant ta responsabilité,

Je ne suis pas stupéfaite, non, je me suis libérée.

Charles_Edward_Hallé_-_Luna

“Luna” by Charles Edward Hallé (1846-1914)

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